BABEL

25 novembre 06 - 10:16 - MONO-log

Je suis allé voir le film BABEL dont vous pourrez lire la critique ici... La seule langue qu'on ne parle pas dans ce film c'est la langue de bois... Encore qu'elle apparaisse dans la façon dont les politiques et les journalistes traitent l'information...

Pour la langue de bois, vous pouvez vous amuser sur des générateurs de ce type... On peut lire sur ce site que "tout présidentiable se doit de maîtriser" la langue de bois... Certes, le pays est si difficile à réformer (le mot fait mal aux oreilles, hein ?), la vérité si difficile à dire, que pour se garantir une place au chaud à l'Elysée il faut maitriser toutes les figures de réthorique, de style bref, être capable d'enfumer tout le monde.

"Nous ne parlons pas pour dire quelque chose, mais pour produire un effet"
Ce pourrait être la devise de tous les communiquants du monde, ce fut celle du plus terrible d'entre eux : le Général Goebbels, le bras droit d'Hitler...

Pourtant l'aspiration de tout le monde, après tant de mensonges, après si peu de résultat, pourtant notre instinct, la physiologie même de notre cerveau nous incite à ne faire confiance qu'aux gens qui parlent clair... ou du moins qui semblent parler vrai. Après tout, il suffit d'en avoir les codes visuels, et de changer un peu la sémantique.

Mais nous le comprenons d'instinct, changer le langage est une manipulation... Ca sent le souffre... Dans 1984, Orwell avait inventé la "Novlangue", simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à rendre impossible l'expression des idées subversives et à éviter toute formulation de critique de l'État. 1984, on y est presque : les politiques viennent d'inventer la langue de bois "branchouille"... Remplacez les formules creuses par des termes percutants, et c'est reparti pour un tour ! Suffit-il de mettre de nouveaux mots sur les maux, pour paraître plus en phase avec la réalité ? Faut-il dire "racaille" au lieu de "sauvageon" au lieu de "délinquants" ?

Surveillance, fichage, globalisation économique, novlangue, nous avons toutes les briques d'un système totalitaire, il suffit d'attendre l'élu(e) qui en fera bonne usage.
Il lui suffit de lisser son discours, d'apporter un vent de nouveauté, de répondre à notre "désir d'avenir". Foule sentimentale, il faut voir comme on nous parle...

Car après ces décennies d'apprentissage par l'échec, nous aspirons au changement. Radical si nécessaire, car nous ne savons vraiment plus qui croire, il faut bien le dire : nous avons tout essayé, ou presque. (C'est justement ce "ou presque radical" de 2002 qui a fait très peur à tout le monde, en tout cas à moi, car pour le coup, on l'avait notre état totalitaire...)

Parmi toutes les options disponibles la fournée 2007 nous apporte son lot de nouveautés. Des présidentiables tout neuf. Je n'ai pas dit : des politiques tout neufs, attention ! Non, les candidats sont nouveaux... pouf pouf ... Les candidats sont presque tous nouveaux si on retire Chevènement, Arlette, Le Pen (...), on va se retrouver avec des hommes et des femmes qui constitueront la nouvelle génération de candidats potentiels et politiques que nous subirons à nouveau pendant 30 ans...

Dans cette période d'incertitudes, effrayés que nous sommes à l'idée d'affronter l'avenir, lobotomisés par tout ce qu'on nous crache à la télé, gavés à 35 ans passés par les mangas et autres modes si infantilisantes, nous sommes des mômes qui crient "maman !". Ca tombe bien : plusieurs femmes dans les starting blocks en 2007... Ségolène joue à fond cette carte de la maman de substitution, avec tous ses codes, tantôt la gentille maman nourricière, tantôt la mère qui sort son martinet pour promettre une raclée aux vilains. Du coup ça donne des idées aux autres... MAM se dit qu'elle pourrait tenter de jouer sa partition sur le mode "institutrice" façon "le maillon faible", les kilos en moins. Les verts quand à eux... Les verts, quant à eux... Les verts... (soupir) Bon on ne sait toujours pas comment ça s'organise dans ce coin là, tant c'est le bordel... Mais il y a fort à parier que la montagne accouchera à nouveau d'une autre souris en la personne de Dominique Voynet...

Bref, pour un peu je conseillerais presque à Sarkozy de mettre des couettes et des talons hauts, en plus, ça le grandirait un peu quand il rencontre "les grands de ce monde" (c'est à dire tout le monde sauf lui.)

Ouais je sais, c'est pas très optimiste comme post, hein ? Je crois qu'il faut que j'arrête de bloguer le matin au réveil... D'un autre côté, si je me rendors maintenant : je vais faire des cauchemars.

Cinéma pourris : bienvenue à Montluçon !

14 novembre 06 - 11:57 - CATA-log

Si Clermont Ferrand est la ville du court-métrage, Montluçon est la ville du pas-métrage du tout... 4 salles (je n'ai pas dit : 4 cinémas, mais bien 4 salles, soit 4 films par semaine) pour une agglomération de 50'000 habitants : une misère !

Il arrive que les séances soient annulées à la dernière minute... Politique détestable qui pousse tout le monde à aller voir ailleurs: je connais déjà plusieurs amis qui préfèrent sortir à Clermont Ferrand -à 100km- plutôt que de payer les cinoches pourris de la ville. Personnellement, je n'y mets plus les pieds.Je ne compte pas les salles du cinéma "les Bourbons". Je pense que les équipements devaient être les mêmes à l'époque des frères Lumière. Une honte. Fauteuils Sièges défoncés, grinçants, pourris, dégueus... Poussière... Mauvais son... Bref, on regrette à coup sûr d'avoir largué quelques euros pour la soirée.

J'écrivais il y a peu sur mon blog Allociné, que le cinoche devrait bientôt être dynamité pour en faire un parking et qu'un multiplexe devait s'installer en ville... Mais il semblerait que le projet soit remis à plus tard, dans la mesure où le propriétaire ferait des siennes... Je me demande bien comment on en est arrivé à cette situation intolérable et ubuesque : un seul propriétaire détient à Montluçon, le monopole de la diffusion des films.

Moyennant quoi, il a la capacité de bloquer tous les projets de création de cinéma, en fonction de son envie ou pas d'investir... Et quand on détient le monopole, pourquoi investir ?

J'aimerais que quelqu'un m'explique la raison, les modalités d'un contrat d'exclusivité de distribution de films... Je me demande si un contrat de ce style n'est pas contestable devant la commission européenne en vertu des lois sur la concurrence... Bref, j'ai beau chercher sur le net, je ne vois rien qui concerne ce genre de contrat... (Si quelqu'un a des infos...)

Montluçon ville du 7ème art ! Quand on sait que la conseillère municipale est la mère de l'actrice Audrey Tautou, je pouffe. Ca laisse rêveur...

Autant filer son blé à des petites salles qui se démènent en milieu rural : la salle d'Evaux-les-bains est très conviviale. Il y a toujours la possibilité de boire un verre en sortant et d'aller jouer un peu au Casino ensuite... Comme quoi, il vaut des fois mieux être un rat des champs qu'un rat des villes !

Petite pensée à mes amis Montluçonnais, moi j'ai prévu une soirée à l'UGC Ciné Cité des Halles ;-)

Kamini

13 novembre 06 - 13:26 - MONO-log

J'ai découvert sur les nombreuses chaînes de la Freebox un clip qui m'a fait hurler de rire... Le monsieur rapeur s'appelle KAMINI et chante actuellement "Marly Gomont", son patelin d'origine... Beat très basique, pas de mélodie de ouf, mais un texte excellent bien interprété... Allez découvrir son site sinon le clip se trouve ici ... Voici les paroles...

Paroles de Marly-Gomont (rap rural)

Dédicacé à tous ceux qui viennent des p’tits patelins,
Ces p’tits patelins paumés pour qui personne n’a jamais rappé,
Même pas un flow,
Ces p’tits patelins paumés que même la France elle sait pas qu’ils sont là chez elle,
Les p’tits patelins paumés que personne ne connaît, même pas Jean-Pierre Pernault

J’m’appelle Kamini,
J’ viens pas de la Téci,
J’viens d’un p’tit village qui s’appelle Marly Gomont,
Alors qu’on monte sur le beat hein, le beat hein qui fait Ta dam dam dam,

A Marly Gomont, y’a pas d’béton,
65 ans la moyenne d’âge dans les environs,
1 terrain d’tennis, 1 terrain de basket,
3 jeunes dans l’village donc pour jouer c’est pas chouette,
J’viens d’un village paumé dans l’Aisne, en Picardie,
Facilement , 95 % de vaches, 5 % d’habitants, et parmi eux,
Une seule famille de noirs, fallait qu’ce soit la mienne, putain un vrai cauchemar.
J’ai dit à mon père
« On aurait pu aller s’installer à Moscou, non? On aurait pas trop été dépaysés par la température et ni par les gens ».
Il m’a répondu : « hé et comment ça, mais tu te moques de moi toi, mais ça va aller hein »
Tu parles, j’avais 6 ans, premier jour d’école et ben j’ai chialé à cause d’ces p’tits cons là bas, t’sais comment y m’appelait ? « Hé bamboula, Hé Petito, Hé Bamboula, Hé l’Noiraude hé ».
Dans la bouche des enfants, réside bien souvent la vérité des parents.

Refrain x2
J’viens pas d’la cité,
Mais le beat est bon,
J’viens pas d’Panam,
Mais d’Marly Gaumont
Y’a pas d’bitume là bas,
C’est qu’des pâtures,
mais c’là n’empêche que j’ai croisé pas mal d’ordures.

A Marly Gaumont, les gens y parlent pas verlan,
« Y parlent à l’endroit comme ça, c’est ben suffisant »
Des fois y t’aiment bien
« J’aime pas les arabes hein, J’aime pas les Noirs, mais toi j’t’aime bien, même si t’es Noir »
D’temps en temps, y font d’la politique aussi, avec plein de philosophie.
« D’façon moi j’dis, tous des pourris hein».
Dans les p’tits patelins, faut pas être cardiaque, ah ouais sinon t’es mal,
Faut traverser vingt villages en tout 50 bornes pour trouver un hôpital que dale,
Là bas y’a rien c’est des patures.
Des fois y’a un match de foot le dimanche.
Le stade c’est une pâture, sur lequel les lignes sont tracées, les buts sont montés et les filets et dans l’équipe du coin,
Y’a toujours un mec qui s’fait surnommer Kéké « Allez Kéké, Allez Kéké »
Si c’est pas Kéké dans l’équipe d’en face, y’a toujours un mec qui s’appelle Biquette « Allez Biquette, allez biquette »

Une journée type dans l’coin, le facteur, un tracteur et rien... 'fin si une vache d’temps en temps

Refrain x2 :

J’viens pas d’la cité,
Mais le beat est bon,
J’viens pas d’Panam,
Mais d’Marly Gaumont
Y’a pas d’bitume là bas,
C’est qu’des pâtures,
mais c’là n’empêche que j’ai croisé pas mal d’ordures.

Et à l’école maternelle, j’étais l’seul black,
Et dans l’putain d’collège, j’étais l’seul black,
Et dans l’putain d’lycée, j’étais l’seul black,
De la maternelle au lycée, toujours autant d’claques
Qui s’perdaient dans la nature ou dans la raison,
Papa m’disait toujours « c’est bien, faut pas s’battre, hein fiston »
Mais moi j’voulais m’revolter, mais là bas, y’a rien à cramer
Y’a qu’un bus pour le lycée, c’est l’même pour le centre aéré,
Pas la peine d’aller bruler, l’ voiture du voisin,
Les gens y z’en ont pas, y z’ont tous des mobylettes,
En plus el’ boulangerie, elle est à 8 kilomètres,
8 kilomètres tout les matins à mobylette.
Il est parti où Vincent, il est parti en catimini ?
"Ah ben non, pas de ça chez nous hein, l’parti en mobylette hein."
Parti en mobylette hein, l’métro des p’tits patelins,
C’est l’ beat hein, le beat hein qui fait Ta da da da dam,

Dédicacé à tous ceux qui viennent des p’tits patelins,
Les p’tits patelins paumés où c’est la misère
Là où ya rien à faire là où tout est ferme,
Ces p’tits patelins paumés que personne ne connaît, même pas Jean-Pierre Pernault

Refrain x4 :
J’viens pas d’la cité,
Mais le beat est bon,
J’viens pas d’Panam,
Mais d’Marly Gaumont
Y’a pas d’bitume là bas,
C’est qu’des pâtures,
mais c’là n’empêche que j’ai croisé pas mal d’ordures

Manif pour Fatima

13 novembre 06 - 09:00 - MONO-log

Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa est le fils d'un aristocrate hongrois, Pal Nagy-Bocsa y Sarközy, né à Budapest en 1928 où la famille possède des terres et un château (à Alatayan, à 100 km de Budapest). En 1944, Pal Nagy-Bocsa y Sarközy s'exile avec sa famille à l'arrivée des Russes, d'abord en Autriche puis en Allemagne. Pal Nagy-Bocsa y Sarközy s'engage pour 5 sans la Légion Étrangère à Baden-Baden. Après avoir fait ses classes en Algérie à Sidi Bel-Abbès, il est déclaré inapte au service. Il est démobilisé à Marseille en 1948. Il fait franciser son patronyme et se nomme désormais «Paul Sarközy de Nagy-Bocsa». Il s'engage alors dans la publicité. En 1949, Paul Sarközy de Nagy-Bocsa rencontre Andrée Mallah, étudiante en droit, fille d'un médecin juif de Salonique.

Le fils nait en France, et excusez le raccourci, fait voter des lois anti-citoyennes. Il faudrait se demander pourquoi un immigré qui a profité des largesses et de l'accueil de la France, se met en tête non seulement de barrer la route aux immigrés mais fait voter cinquante ans plus tard des lois contre l'immigration qui permettent de renvoyer dans leurs pays des gens parfaitement intégrés.

C'est le cas de Fatima. Fatima CHARBI, âgée de 19 ans, scolarisée dès son arrivée en France depuis 6 ans, accomplit actuellement la première année de sa formation de 3 ans en Baccalauréat Professionnel Chimie au lycée Paul Constans, études financées par le Conseil Général de l'Allier. Cette jeune femme parfaitement intégrée à Montluçon, arrêtée à 8H00 le premier jour des vacances de Toussaint à son domicile, est depuis le 26 octobre placée en centre de rétention à Lyon, et menacée d’expulsion

Dimanche, Lundi et mardi à 17H30, Manifestation place Piquand à Montluçon, pour le collectif PAT.

Qui a dit que j'étais fashion victim ???

09 novembre 06 - 19:34 - MONO-log

Bilan de la journée :

Blouson Quicksilver

Chemises Mexx, Arrow, Pierre Cardin et Azzaro

Pantalons Smalto et Lee Cooper

Je crois que ma Visa Premier a un peu mal au cul ce soir...