Sécu : faut raquer !
26 avril 06 - 16:00 - MONO-logJe suis allé passer une ostéodensitométrie, histoire de vérifier que j'ai bien des os et que ma colonne est tout ce qu'il y a de plus vertébrale.
La dame à l'accueil m'adresse un sourire éclatant :
- Vous payez comment ?
- Pardon ?
- Chèque ? Espèces ? Mon appareil de CB ne fonctionne pas...
- Euh mais je suis à 100% !
- Ah oui mais pour cet examen, c'est la nouvelle loi depuis 2005 : tout le monde paye ! C'est 25 €...
- Ca va... Mais bon, pour le principe, tout de même...
- Oui je sais (soupir : elle entends ça toute la journée) La nouvelles loi : c'est que des conneries.
- Bon j'ai pas un kopeck sur moi là... que ma CB : on fait comment ?
Finalement je suis allé payer à côté... Je ne suis pas sûr que ma mutuelle va rembourser... Bon heureusement, j'ai les moyens, mais j'imagine que ça poserait pas mal de problèmes à certains de multiplier ce genre de gags ! Voilà, enfin si vous en doutiez, encore : on vous habitue à payer des forfaits, des examens, et à verser des participations, on renforce le rôle des mutuelles et des assurances privées... Hum ? Oui oui : la droite est au pouvoir... Mais ça pourrait changer, heureusement...
Y vont encore râler... :-D
26 avril 06 - 12:44 - MONO-logCoup de fil ce matin du quotidien "20minutes" pour une petite interview au sujet de mes deux fanfics sur Kamelott...
http://www.antoineweb.net/pivot/entry.php?id=115
http://www.antoineweb.net/pivot/entry.php?id=130
Il faut bien le dire, en les publiant sur le net, je ne m'attendais pas à avoir autant de retours... (et positifs pour la majorité)
10 fruits et légumes par jour qu'y disent...
26 avril 06 - 12:33 - MONO-logLe petit plaisir du jour - au moins, celui-là, mes associés ne pourront pas me le reprocher (Laule.) - j'ai dévalisé le primeur : Melon, gariguettes, framboises etc. Histoire d'avoir un avant-goût de l'été... Miam.
Demain sûrement !
22 avril 06 - 13:29 - MONO-logMa vie ? Le royaume de la précarité.
" Qu'est-ce que je fais ?! " Cette expression me ressemble : ni une exclamation, ni une interrogation. Ni, ni. Et, et. L'absence de choix perpétuelle. Rien n'est fait, tout est possible. Opportunisme. Attentisme. Lâcheté : les trois mamelles de ma liberté.
Choisir ? Un contrat ? Oui, mais sans engagement : autrement dit le contrat sans le contrat. Rien. Que du vent !
Ma vie était trop chaotique. Trop d'espoirs déçus. Je me suis fermé. Je meublais avec peine le présent, je vivais au passé, si réconfortant pour ses certitudes.
Ma vie c'était gris. Gris clair. Gris foncé, parfois très foncé. Ou beige : il n'y a pas de beige clair ou de beige foncé. Beige n'est pas une couleur, c'est une absence de choix esthétique. Ni jaune, ni gris, ni blanc. Ca se fond avec tout. Ca accepte tout. Sans broncher, ça se laisse faire.
Je me complaisais dans l'entre deux. Le crépuscule, l'aube. Dans le dégradé des zones d'ombre. Ma vie s'accommodait très bien de l'ambigu en même temps que je fustigeais l'incertain chez les autres : eux avaient la liberté de choisir ou de tout prendre. Je devais composer tout le temps, ou renoncer.
Je n'ai pas appris non plus à dire "nous", parce qu'au fond j'étais seul au monde.
Parce que je ne voulais pas décevoir, causer du tort, je n'ai pas laissé certains s'attacher, ou bien j'ai fait mine de ne pas croire à leurs sentiments. J'ai joué lâchement la désinvolture.
Ça m'a coûté beaucoup plus que ce que certains veulent bien penser : c'est dur de se vouloir seul au monde, de s'enfermer dans sa tour d'ivoire.
J'espérais ma dernière nuit chaque soir qui arrivait, mais je dormais la lumière allumée pour repousser les ténèbres.
J'assume mes contradictions d'autant plus volontiers que je leur tourne à présent le dos.
" J'aperçois un méchant ciel bleu,
J'aimerais pouvoir dire qu'il pleut… "
Aujourd'hui tout a changé.
Je célèbre chaque jour qui se lève. Je loue ceux qui sont les artisans de ce miracle. Ceux et celles dont les pensées m'accompagnent...
A nouveau, je crois…
Mais je mets du temps à m'adapter. Faire des projets, construire pour la durée : je n'ai pas ce réflexe.
J'apprends. Et parce que je suis déjà bientôt à l'âge du Christ, je m'adapte lentement. Rome ne s'est pas faite en un jour !
Excuse moi : je n'ai pas encore appris à penser l'avenir...
Culture club
21 avril 06 - 19:41 - MONO-logUn toinou s'est caché dans cette scène du Culture Club de France 4 diffusé aujourd'hui... Sauras-tu le retrouver ?
En vrac
18 avril 06 - 09:07 - MONO-logNan mé !!! Plus de 10 jours sans bloguer ? Il ne se passe plus rien dans ma vie ?
Si, en fait. Peut-être trop, et c'est justement pour cela que j'ai un peu moins le temps de raconter...
Le Kuggelhopf de Ricroël et Matth mériterait à lui seul un post... Délicieux, tout comme le moment passé ensemble, mais...
Je peux aussi vous narrer mes turpitudes concernant mes bilans médicaux -qui se passent bien, sauf quand, comme ce matin, on me fait venir à 7h alors qu'on décalé le rdv sans m'en parler (Véner sur le coup !)...
Sans parler du taf et de mon week end chez mes parents... J'en ai profité pour aller acheter un disque dur à recoller dans un boitier externe... J'ai revu Gérard, mon ancien collègue de la boite d'informatique... Egal à lui même...
J'ai juste réalisé à ce moment là que ça faisait presque dix ans, qu'on ne s'était pas revu... Putain ! Dix ans !!! Vlan ! Un grand coup dans la gueule.
Soirée avec Franck. Puis dépannage informatique chez Ronan... Pas le temps de musarder...
Je pensais avoir un sujet d'énervement en prenant le train à partir de Montluçon un lundi de Pâques : hébé non. Ah ben zut alors, pour une fois, le train est arrivé sans retard et sans encombre... Un train Montluçon-Paris qui n'a pas de problème !!! Bon ok, c'est comme les poissons volants : ça existe, mais ce n'est pas la majorité du genre...
Le c.. entre deux chaises.
06 avril 06 - 12:43 - MONO-logMon avenir est toujours assez flou. Professionel autant que personnel.
Je pensais quitter paname à la fin du mois de Mai, et au final, ce sera certainement un déménagement dans le courant de l'été... Sauf si... Des fois que... A moins que...
Vous voyez le genre.
J'admire franchement les gens qui sont capables de planifier leur vie des années à l'avance. Enfin j'admire... Quelque part, ça me terrifie, je crois. Je me suis fait à cette vie de "bohème", installé dans le provisoire, où tout est ouvert, toutes les opportunités alléchantes. Le risque, bien-sûr, c'est de ne jamais pouvoir choisir, de papilloner, de ne jamais construire quelque chose de stable.
Suis-je fait pour la stabilité, seulement ?
Depuis hier, j'héberge Bernard qui vient passer trois jours sur Paris et bosser un peu sur les visuels du Festival Route996... Je lui faisais part de mes doutes.
- MAIS ! Appelle Mauricette !
Ah oui. Mauricette, bien-sûr ! Bon je suis un peu loin pour qu'elle me tire les tarots. Mais je vais voir ce qu'elle m'en dit, hein ! ![]()
On vous ment ! On nous ment !
01 avril 06 - 13:12 - MONO-logLe week-end dernier, j'ai repris le train pour la première fois depuis des lustres, et en trainant sur les quais, je suis tombé sur la nouvelle campagne de recrutement de la Seuneusseufeu.
La SNCF compte embaucher 5200 personnes, dont 530 cadres, et 600 jeunes, issus de dispositif de formation en alternance. Dix métiers parmi les 150 que compte l'entreprise ont été choisis pour représenter cette diversité pour la campagne publicitaire, et dix photos représentant des cheminots qui les occupent servent d'illustration et sont déclinés sur tous les modes, dans toute la France.
Vous êtes l'homme -ou la femme- de la situation, devenez un héros des temps modernes en inétgrant l'entreprise nationale. Cela semble être le credo des publicistes qui nous gratifient de tournures qui "glorifient la loi du plus fort" pour reprendre des métaphores dallassiennes.
"Alain, chef d'escale : accueillir 2,6 Millions de visiteurs par jour."
"Yves, conducteur: avoir l'exigence de la sécurité 365 jours / an."
"Hélène, agent circulation : faire passer un TGV toutes les 4 minutes."
"Corinne, chef de gare : orchestrer la vie d'une gare 7 jours sur 7"
"Ken, agent de maintenance : entretenir 31000 km de voies"
"Marie, vendeurse : proposer à chaque client la meilleure offre"
"Thomas, opérateur en maintenance : assurer la fiabilité de 13000 trains quotidiens."
"Tania, controleuse : veiller au confort de chaque passager."
"Sébastien, agent de Fret : transporter chaque jour l'équivalent de 31300 camions de marchandise"
"Medhi, informaticien : traiter 900 demandes client par secondes"
Hier, en écoutant le chef de l'état se foutre de la gueule -une fois de plus- de la population, je repensais à ces slogans et je me demandais :
"Et si finalement, ce qui menaçait le plus les jeunes n'était pas la précarité, mais le surmenage ?" ![]()
Car j'aimerais bien savoir si Yves est vraiment capable d'assurer encore la sécurité 365 jours d'affilé !? Il ne doit plus être très frais le garçon... Alain en est certainement à sa troisième grossesse nerveuse avec ses 2,6 millions de visiteurs/jour. Et je n'aimerais pas être le kiné de Sébastien qui se trimballe des tonnes de Fret tous les jours. Et puis franchement, est-ce que vous trouvez crédible que Corinne, soit plantée dans sa gare toute la semaine ? Elle n'a pas droit à ses reuteuteu Corinne ? Jamais malade ? Jamais en congés ?
Si la SNCF compte imposer ce rythme à ses nouveaux employés, ca nous promet encore de beaux jours de grève !










